Les 15 et 16 mai derniers, le Kreiz’Y Fest ouvrait de nouveau les portes de son petit coin de Bretagne pour une quatrième édition. Sur le papier, on était en plein printemps. Dans les faits, on se serait cru au mois de novembre. Avec seulement 4°C au réveil, un mercure qui remontait difficilement dans la journée avant de replonger dès la nuit tombée, autant dire que les festivaliers n’étaient pas venus pour bronzer. Heureusement, un détail est venu sauver le week-end : pas une goutte de pluie.
Malgré cela, la météo n’a clairement pas joué en faveur du festival. Pour la deuxième année consécutive, la fréquentation est restée en dessous du seuil permettant d’assurer sereinement la pérennité financière de l’événement. Un constat forcément inquiétant quand on voit toute l’énergie déployée par les bénévoles et l’organisation.
Cette année marquait également un tournant dans la formule du festival. Finies les deux scènes qui permettaient d’enchaîner les concerts quasiment sans interruption : tous les groupes se sont partagé une seule scène. Un choix qui a certainement permis de réduire certains coûts, mais qui s’est aussi traduit par des temps d’attente parfois un peu longs entre les prestations. Quand il fait 25°C, on patiente en discutant. Quand le thermomètre dépasse à peine les 10°C en pleine journée, chaque minute paraît un peu plus longue.
Pour autant, le Kreiz’Y Fest n’a rien perdu de son ADN. L’organisation est toujours aussi bien huilée, les bénévoles omniprésents et souriants, et cette ambiance familiale qui fait le charme du festival est toujours bien présente. Ici, on vient voir des concerts, retrouver les copains, partager une bière et vivre un week-end de musique sans prise de tête.
L’affiche avait pourtant tout pour attirer davantage de monde. Entre les valeurs sûres et quelques belles découvertes, il y avait largement de quoi satisfaire les amateurs de rock, de punk et de metal. Ceux qui ont fait le déplacement n’ont d’ailleurs pas hésité à se réchauffer dans les pogos devant la scène.
Parmi mes coups de cœur du week-end, difficile de ne pas citer Pat O’May. Son rock aux influences classiques et surtout son toucher de guitare m’ont bluffé. Le genre de musicien qui pourrait donner quelques cours à certains guitar heroes actuels.
Autre belle découverte : Naraka. Leur death/thrash m’a mis une belle claque et j’espère sincèrement les recroiser rapidement sur une autre affiche.
Du côté de Bernard Minet, le contrat est rempli. Impossible de ne pas replonger instantanément dans les souvenirs des dessins animés qui ont bercé notre enfance. Un moment aussi nostalgique qu’efficace.
Pour Cachemire, le ressenti est un peu différent. Habitué à les voir retourner les salles avec une énergie débordante, je les ai trouvés un cran en dessous de ce qu’ils proposent habituellement. Le set était plus calme, moins explosif, sans être mauvais pour autant. Je reste toujours aussi fan de leur univers et de leur travail.
Je découvrais également Krav Boca sur scène. Musicalement, il va me falloir reprendre le temps de réécouter leur punk-rap pour vraiment tout assimiler. En revanche, leur prestation scénique… quelle gifle ! Une présence incroyable qui capte immédiatement le regard.
Enfin, Stonebirds était chargé de refermer cette quatrième édition. N’étant pourtant pas un grand amateur de stoner, je dois reconnaître avoir passé un excellent moment. Savoir qu’il s’agit de leur tournée d’adieu donnait d’ailleurs une saveur particulière à ce concert de clôture.
Au moment des remerciements, beaucoup craignaient d’entendre l’annonce que personne ne voulait écouter. Avec deux éditions compliquées en termes de fréquentation, l’avenir du festival semblait plus qu’incertain. Finalement, l’organisateur a rassuré tout le monde : il y aura bien un Kreiz’Y Fest 5 en 2027. Seul changement, le rendez-vous ne sera plus donné en mai mais en juillet, principalement pour des raisons logistiques liées à l’utilisation du site. Et, qui sait, on aura peut-être enfin droit à une météo digne d’un festival estival.
Quoi qu’il en soit, le rendez-vous est déjà pris. Parce que des festivals comme le Kreiz’Y Fest méritent de vivre. Parce que derrière chaque édition se cachent des dizaines de bénévoles qui donnent de leur temps, des groupes qui viennent défendre leur musique et un public fidèle qui répond présent malgré les conditions.
Si, comme moi, vous souhaitez voir le festival souffler une cinquième bougie en 2027 et continuer à faire vivre la scène rock et metal bretonne, l’association a mis en place un Pass Fondateur. Plus qu’un simple soutien financier, c’est une façon de participer directement à l’avenir du Kreiz’Y Fest et d’aider les organisateurs à préparer cette prochaine édition dans les meilleures conditions.
Si vous le pouvez, n’hésitez pas à apporter votre pierre à l’édifice en prenant votre Pass Fondateur via HelloAsso : Pass Fondateur Kreiz’Y Fest 2027. Chaque contribution compte et peut faire la différence pour permettre à ce festival à taille humaine de continuer à exister.
Un immense merci à toute l’organisation, aux bénévoles, aux techniciens, aux artistes et à tous les festivaliers présents. Rendez-vous en juillet 2027 pour souffler les cinq bougies du Kreiz’Y Fest… avec, espérons-le, quelques degrés de plus au thermomètre.
Style : Industrial Black Metal
De : Paris (France)
Formé en : 2019
Style : Hardcore / Beatdown Hardcore
De : Toulouse (Haute-Garonne, France)
Formé en : 2006
Style : Rap Punk
De : Toulouse (Haute-Garonne, France)
Formé en : 2014
Style : Thrash Metal
De : Nantes (Loire-Atlantique, France)
Formé en : 2018
Style :
De :
Formé en :
Style : Rock / Metal
De : France
Formé en : 2022
Style : Brutal Death Metal
De : Saint-Étienne (Loire, France)
Formé en : 1998
Style : Stoner Rock / Sludge
De : Rostrenen (Côtes-d’Armor, France)
Formé en : 2008
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