Lamarok Festival – 10 ans d’une édition exceptionnelle.

 

  Cette édition anniversaire de Lamarok restera sans aucun doute gravée dans les mémoires. Pour célébrer les 10 ans du festival, la barre avait été placée très haut, et le pari a été largement réussi. Avec une programmation explosive qui a embrasé l’atmosphère de la salle dès les premières notes, Lamarok a confirmé qu’il était redevenu un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musiques extrêmes.

 

  C’est un festival qui me tient particulièrement à cœur. On y retrouve une vraie proximité humaine, autant avec les artistes qu’avec les festivaliers. Les deux soirées se sont jouées sold out. La salle, loin d’être immense, offre une promiscuité presque intimiste qui participe énormément à l’identité de l’événement. , l’accès au devant de scène restait relativement simple lors de la première soirée.

 

  Et justement, ces deux soirées avaient chacune leur propre ambiance, leurs propres codes, presque deux mentalités différentes de festivaliers.

 

  Le premier soir se voulait plus atmosphérique, plus détendu. Les festivaliers étaient cools, respectueux, laissant facilement passer les photographes ou ceux qui souhaitaient rejoindre la fosse avant de se retirer discrètement pour ne pas gêner l’expérience des autres. Une ambiance chaleureuse et agréable, où chacun semblait partager le même état d’esprit.

 

  Le second soir, en revanche, était bien plus orienté Black Metal, et l’atmosphère s’en ressentait immédiatement. Ici, certains festivaliers campaient littéralement devant la scène sans bouger d’un centimètre. Dans ces conditions, l’absence d’un pit photo, même minimaliste, s’est fait cruellement ressentir. Non seulement pour éviter de déranger le public installé au premier rang, mais aussi pour pallier le manque évident d’éclairage et être au plus près de la scène.

  Le concert de Houle illustre parfaitement ce problème. La visibilité y était parfois digne d’un épais brouillard Londonien tant la fumée envahissait la scène. Certes, cela participe à l’esthétique et à la mise en scène du groupe, mais voir les artistes reste tout de même l’essence même d’un concert — sinon autant écouter l’album chez soi.

 

  Pour moi, ce fut malheureusement la grande déception du week-end. Je suis ce groupe depuis plusieurs années et j’attendais énormément de les revoir sur scène. La déception a également concerné la qualité du son, qui n’a pas été à la hauteur non plus sur ce set.

 

  Beaucoup de festivaliers semblaient partager ce sentiment à la sortie du concert, personnellement j’ai évacué la salle avant la fin.

 

  À l’inverse,Black Bile, le son comme l’éclairage au top. Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas eu l’occasion de les voir sur scène, et leur performance a été absolument transcendante et vibrante.

 

  C’est typiquement le genre de groupe que j’écoute finalement assez peu en dehors des concerts ou festivals, simplement parce qu’aucun album ne retranscrit réellement cette énergie particulière, cette intensité brute et ce lien unique partagé avec le public pendant un live.

  La très belle surprise de cette édition, sans hésitation, revient à Ashed Winter. Le groupe, originaire de Roanne près de Lyon, a littéralement retourné le public avec son Tribal Death Groove aussi puissant qu’efficace, au point de vous laisser un torticolis le lendemain.

 

  Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences : Marie “Taastyicetea” incarne parfaitement ce contraste fascinant. Capable de passer d’une voix claire presque angélique à un growl monstrueux digne de faire trembler les portes d’un caveau, elle impressionne autant par sa présence que par sa performance vocale.

 

  Une chose est sûre : le nom d’Ashed Winter risque de revenir très rapidement sur les programmations et les affiches de festivals.

 Au-delà des concerts, Lamarok continue aussi de faire vivre toute une culture autour de son événement grâce au merchandising et aux artisans présents sur place. Une dimension importante qui contribue à l’identité du festival et à cette impression d’être dans un véritable lieu de rencontre entre passionnés.

  Avec deux soirées complètes affichant sold out, cette édition des 10 ans prouve que Lamarok a désormais retrouvé sa place et fédère une communauté fidèle et passionnée. Une chose est sûre : après un tel anniversaire, les attentes seront immenses pour la prochaine édition… annoncée en 2028.

 

  Et si ce festival continue à préserver cette proximité unique, cette sincérité et cette passion qui le caractérisent depuis ses débuts, alors l’avenir s’annonce déjà prometteur.

 

  Un immense merci également à toute l’organisation pour son accueil, sa disponibilité et surtout pour sa confiance accordée depuis toutes ces nombreuses années. Une fidélité et une passion qui participent elles aussi à faire de Lamarok un festival à part, profondément humain et sincère.

The Great Procession

Style : Post Metal

De : Nantes BZH , France

Formé en : 2021

Alta Rossa

Style : Violent & Atmospheric sludge

De : Besançon, France

Formé en

Black Bile

Style : Doom et Post-metal

De : Lorient BZH, France

Formé en : 2018

Klone

Style : metal progressif 

De : Poitiers, France

Formé en : 1995 ( Sowat ) 1999 ( Klone )

Malkavian

Style : Trash / Death

De : Nantes BZH, France

Formé en : 2008

Ashed Winter

Style : Tribal Death Groove

De : Rouanne, France

Formé en : 2018

Bliss Of Flesh

Style : Death/Black Metal

De : Lyon, France

Formé en : 1999

Houle

Style : Black Metal 

De : Paris, France

Formé en : 2019

Akiavel

Style : Death Meta

De : France

Formé en : 2018